Communiqués
Les épargnants appellent les partis politiques
à mettre fin à la taxation confiscatoire
de l’épargne populaire
26 juin 2024
Devant l’imminence des élections législatives dans notre pays, et les chiffrages publiés des programmes des principaux partis politiques, la FAIDER - l’organisation représentative des épargnants français - appelle à mettre fin à la fiscalité confiscatoire sur l’épargne populaire, qui les a fortement appauvris dans les années récentes.
La FAIDER estime en effet (à partir des chiffres officiels publiés) les pertes cumulées de pouvoir d’achat de l’épargne populaire (dépôts bancaires, Livret A et assurance vie en euros) à plus de 240 milliards € sur les trois dernières années (2021-2023) (1).
80% des Français ont un Livret A et 18 millions détiennent une d'assurance vie (très majoritairement en euros).
Les revenus « réels » (c’est-à-dire inflation déduite) ont été négatifs tous les ans, plus négatifs pour l’épargne bancaire, un peu moins pour l’assurance vie en euros.
De plus, ces 240 milliards de pertes de pouvoir d’achat incluent 8 milliards € de prélèvements sociaux de 17,2% sur les revenus nominaux de l’assurance vie en euros. Ces prélèvements sont donc venus appauvrir encore davantage les petits épargnants.
Ces revenus nominaux ont pourtant été totalement fictifs puisque ces épargnants ont en réalité (après inflation) perdu des centaines de milliards d’euros.
Ainsi par exemple pour la seule assurance vie :


C’est pourquoi la FAIDER demande depuis des années l’arrêt de l’imposition inéquitable des revenus fictifs de l’épargne populaire à moyen et long terme, et l’imposition de ses revenus réels (net de l’impact négatif de l’inflation), c’est-à-dire des gains de pouvoir d’achat, pas des pertes.
Le président de la FAIDER, Guillaume Prache souligne que cette politique fiscale qui consiste à taxer – et donc accroître - les pertes de pouvoir d’achat des petits épargnants est d’autant moins équitable qu’elle exploite nos biais cognitifs. Nous avons en effet du mal à nous rendre compte de l’impact négatif de l’inflation sur le pouvoir d’achat de notre épargne, et de l’augmentation exponentielle de cet impact négatif au fil du temps. Il appelle l’ensemble des partis politiques à ne pas encore alourdir cette fiscalité confiscatoire de l’épargne populaire, et, au contraire, à y mettre fin, en taxant les revenus réels de cette épargne et non ses revenus nominaux, qui sont largement, ou – comme depuis trois ans - totalement fictifs
(1) La réalité est encore plus grave car ce chiffre ne tient pas compte - faute de données – des pertes de pouvoir d’achat de l’épargne réglementée hors livret A, ni de celles de l’épargne bancaire rémunérée non réglementée, Elle ne tient pas compte non plus des frais de tenue de compte bancaires.
La FAIDER (Fédération des Associations Indépendantes de Défense des Epargnants pour la Retraite) est la principale organisation représentative des épargnants en France, et représente plus de 1,7 million d’entre eux au travers de ses associations membres. Elle est la seule qui soit représentée au Comité consultatif du Secteur Financier (CCSF) constitué auprès du ministre de l’économie et des finances. Elle est membre fondateur de la Fédération européenne des épargnants (BETTER FINANCE) à Bruxelles.
Contact presse : contact@faider.org
